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> Revue de Presse APEC et temps partagé
Travail à temps partagé : flex-sécurité à la française ?
On estime que plusieurs milliers de cadres français - 210000 selon les statistiques d'Eurostat - travaillent aujourd'hui à temps partagé, exerçant ainsi leurs fonctions au sein de plusieurs entreprises. Combinant flexibilité et sécurité de l'emploi, la formule suscite un intérêt grandissant.
Le travail à temps partagé est une forme d'organisation de l'emploi émergente, dont les avantages séduisent un nombre croissant de cadres salariés, comme de dirigeants d'entreprise. Du point de vue du salarié, il correspond à une nouvelle organisation de son activité : celui-ci exerce ses responsabilités au sein de deux ou plusieurs entreprises, en privilégiant le salariat. «Deux jours par mois, trois jours par semaine : il peut ainsi être couvert par plusieurs CDI dans différentes entreprises» précise Max Valencourt, de l'Observatoire du temps partagé, mis en place depuis 12 ans par l'Association Nationale des Directeurs et Cadres de la fonction Personnel (ANDCP) afin de promouvoir cette forme d'emploi. Avec le soutien de l'OTP, un projet de loi a été approuvé par le Sénat en mars 1999, et le député du Rhône Philippe Cochet a repris le flambeau. «Un nombre croissant d'acteurs institutionnels s'intéressent au temps partagé, reprend Max Valencourt. Les chefs d'entreprises sont, quant à eux très demandeurs de ce type de formule qui permet d'apporter les compétences dont ils ont besoin, au moment où ils en ont besoin, à un coût maîtrisé.» Le temps partagé a initialement concerné majoritairement les seniors, puis les jeunes professionnels disposant de quelques années d'expérience. «Pour tous ceux qui l'ont adoptée, cette formule s'est révélée être un accélérateur de carrière, souligne Bruno Hénon, de la Fédération Nationale des Associations de Travail à Temps Partagé (FNATTP). Car elle permet d'enrichir considérablement son expérience, et de se confronter à d'autres manières de penser.» Reste aujourd'hui à faciliter la mise en oeuvre de ce qui pourrait être l'ébauche d'une «flex-sécurité» à la française.
     
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