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> Revue de Presse La journal du management (Bruno Henon FNATTP)
Des regroupements d'employeurs pour faciliter l'embauche
Pour embaucher un cadre en multisalariat, deux cas de figure se présentent. Il est tout d'abord possible de trouver une entreprise dont les besoins en ressources humaines sont complémentaires. Pour cela, il faut se rapprocher des réseaux de dirigeants locaux : syndicats patronaux, chambres de commerce et d'industrie et chambres des métiers peuvent être de bonnes pistes. Si l'embauche est ponctuelle, un accord informel entre les deux entreprises peut suffire.
Sites
Fédération nationale des associations de travail en temps partagé
Fédération française des groupements d'employeurs
Mais pour attirer les cadres et faciliter le recrutement, les dirigeants de ces entreprises peuvent créer un groupement d'employeurs. Associations de loi 1901 régies par une législation précise (voir article), ces organisations sont en effet une garantie de sécurité pour les cadres recrutés : ils sont embauchés en CDI directement par le groupement et conservent un emploi à temps plein même en cas de défaillance de l'un de leurs employeurs. Et c'est là l'inconvénient du système : chaque employeur adhérent est solidaire des autres pour toutes les dettes sociales du groupement.
Pour le prix d'un cadre, l'entreprise peut s'offrir deux compétences qui lui font défaut."
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Bruno Hénon
Un employeur qui ne saurait pas à qui s'associer peut toujours se tourner vers des organismes déjà constitués. Il peut adhérer à un groupement d'employeurs existant ou se tourner vers une association de travail en temps partagé. Si les premiers sont précisément encadrés par la loi, les secondes présentent une réelle souplesse d'utilisation puisqu'elles ne jouent qu'un rôle d'intermédiaire et de conseil, sans contrepartie financière. A terme, des opérateurs privés à but lucratifs, comme les entreprises de travail temporaire, proposeront certainement leurs services pour mettre à disposition des employeurs des cadres à temps partiel. Mais cette évolution n'en est qu'à ses débuts, la loi qui instaure ces entreprises de travail partagé n'ayant été votée qu'en août 2005.
Une règle d'or : connaître les autres employeurs
Mais dans tous les cas, l'impératif reste le même : bien connaître et échanger avec le ou les autres employeurs qui se partagent le cadre. Avant d'embaucher un salarié en temps partagé, mieux vaut s'assurer de la proximité physique des deux entreprises, au risque sinon de voir s'accumuler les retards. Ensuite, il ne faut pas hésiter à rencontrer l'autre employeur pour fixer des règles de fonctionnement claires mais souples : un cadre doit pouvoir intervertir exceptionnellement ses employeurs s'il faut résoudre un problème urgent chez l'un. Enfin, la transparence sur l'autre employeur permet à l'entreprise d'éviter de partager son DAF ou son directeur marketing avec son principal concurrent...
Les groupements d'employeurs et les associations de temps partagé présentent l'avantage de faciliter la rencontre entre les différents employeurs d'un même cadre. La charte mise en place par la FNATTP impose ainsi à toutes les associations membres de faire connaître à chacun des employeurs le nom des autres et de ne pas mettre en relation des entreprises concurrentes. Mais la réussite de l'embauche dépendra toujours de la motivation réelle du cadre. Car le multisalariat reste une formule très exigeante pour l'employé qui doit s'investir deux ou trois fois plus que dans un CDI classique.
     
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